Comment obtenir de votre enfant qu’il vous écoute sans coups, ni cris, ni menaces

Il existe des tonnes de livres et de sites, d’articles, de vidéos dans lesquels on répond à cette question et parfois, quand on applique les conseils qui y sont donnés et bien ça marche… Nos enfants nous écoutent, nous obéissent ou coopèrent (selon la terminologie que vous préférez), mais combien de temps est-ce que ça marche?

Ce que les experts ne vous disent pas :

Leurs conseils sont, pour la plupart, réellement efficaces. Le problème avec ces conseils ce n’est pas tant leur efficacité, mais notre capacité à les mettre en pratique sur le long terme sans craquer. Et c’est bien là que le bât blesse!

Quelle que soit l’habitude qu’on veut mettre en place, même quand on est particulièrement motivé et déterminé pour changer de comportement, si on ne s’attarde pas sur les causes profondes du comportement en question, si on ne résout pas le problème à la racine, les conseils même les plus efficaces ne fonctionnent que le temps … de craquer et de décider que ce genre de trucs, ce n’est pas pour soi!


En tant que maman, coach et praticienne en psychothérapie ayant accompagné des centaines de parents musulmans, je suis bien consciente de la difficulté de se fixer des objectifs et de s’y tenir, en particulier en matière d’éducation. Mais je sais également que des solutions durables existent et qu’elles sont à la portée de tout parent motivé par le bien-être de son enfant et par sa réussite ici bas et dans l’au-delà.
Quand on change sa façon de faire, les bénéfices (qu’ils soient d’ordre spirituel, psychologique, physique ou familial) sont inestimables, pour les parents comme pour les enfants.

Pour apporter des solutions pérennes au problème de l’obéissance et de la coopération, il convient d’abord de l’envisager sous tous ses angles.
En l’occurrence : (1er angle:) l’enfant biensûr, mais surtout ( 2ème angle) le parent et (3ème angle:)la relation/le lien entre le parent et l’enfant.

Je ne vais pas  vous exposer le 3ème angle ici : celui de la relation entre le parent et l’enfant. Non pas qu’il soit moins important que les 2 autres, bien au contraire, il est tout aussi important. Mais il vous faut d’abord comprendre et solutionner les facettes de votre problème sous ces 2 premiers angles pour pouvoir vous attarder sur ce 3ème angle.  Et c’est ce que je vous propose dans cet article.


Sans plus attendre, BismiLlah:

La question de l’obéissance et de la coopération du point de vue de l’enfant :

Ce qui fait que les enfants ne nous écoutent pas lorsque nous nous adressons à eux, et bien c’est d’abord … qu’ils ont énormément de préoccupations et qu’elles sont très différentes des nôtres !

Et oui, nos enfants ont énormément de choses en tête: le contrôle du lendemain, leur dernière conversation avec leurs copains, ce qu’ils vont faire de la pâte à modeler ou du papier qu’ils ont entre les mains, leur smartphone ou le jeu électronique qui les absorbe, leur avenir professionnel ( si, si, ça arrive plus qu’on ne le pense). Même les tout-petits sont très occupés à leur niveau : explorer votre maison et la mettre sens dessus-dessous leur demande beaucoup de concentration.

Et vous pouvez facilement comprendre que quand on est absorbé par quelque chose, il nous est difficile d’accorder de l’importance ou simplement de l’intérêt à ce qui se passe autour de nous. A moins que cela en vaille vraiment la peine…. 
Ou…
que nous soyons violemment interpellés par un quelque chose de fracassant comme les hurlements d’un parent, une menace ou toute autre violence !
C’est pourquoi les cris, les menaces, les coups fonctionnent si bien pour se faire obéir… du moins sur le court terme ( tout comme les conseils des experts finalement, n’est-ce pas !)
Mais si vous lisez cet article, c’est que la « stratégie du parent Godzilla»  ou du « Parent-Fouettard » ne vous convient plus !

Les enfants ont donc beaucoup de choses à penser, et ils ont également d’autres priorités, bien loin des vôtres.

C’est ainsi que vos enfants sont capables d’une concentration à toute épreuve lorsqu’ils jouent, regardent la TV ou lisent un livre captivant… alors que, pendant les devoirs ou quand vous discutez avec eux d’un sujet important pour vous (de votre point de vue), leur concentration devient très volatile

Autrement dit, ce qui empêche nos enfants de nous obéir c’est :

– que leur esprit est préoccupé par une multitude de choses (et vous l’avez compris, il est difficile de prêter attention aux autres quand on est absorbé par ses propres pensées ou par ce que l’on fait)

– que ces choses qui les préoccupent sont – pour eux – prioritaires, importantes, contrairement à toutes ces choses saugrenues, que nous parents, nous leur demandons de faire à longueur de journée !

Une fois que vous avez compris cela, changer votre façon de communiquer et de vous adresser à votre enfant devient beaucoup plus facile.  Et votre travail va donc consister, non pas à proposer à votre enfant uniquement des choses qui l’intéressent et qui lui font envie, mais votre job va consister à attirer l’attention de votre enfant en utilisant une autre stratégie que les cris et les coups, et l’amener à faire ce qui -a priori- ne l’intéresse pas voire le rebute sans passer par les violences.

Il y a bien évidemment d’autres éléments qui entrent en ligne de compte, notamment pendant la période d’opposition ou d’affirmation de l’identité.
D’abord lorsque le nourrisson devient petit enfant (après avoir compris que sa mère et lui ne font pas qu’une seule personne); et ensuite lorsque l’enfant se prépare à entrer dans l’âge adulte. Adolescent, il aspire à devenir  un individu à part entière par rapport à sa famille et dans la société.
Mais ces 2 périodes d’opposition et d’affirmation de l’identité peuvent être plus facilement gérées par le parent qui aura réussi à travailler sur les 3 aspects de la question de l’obéissance et de l’autorité. On y retourne donc!

La question de l’obéissance et de la coopération du point de vue du parent :

Nombre de parents de nos jours ont du mal à imposer leur autorité, car pour eux, autorité rime avec répression, abus de pouvoir, voire violence!

Pour certains parents (et j’en ai longtemps fait partie) le mot obéissance ou le verbe obéir sont difficiles à entendre et sonnent comme des « gros mots ».  Et c’est d’ailleurs pour cela que j’ai écrit, jusqu’à présent « obéir ou coopérer». Mais désormais, je ne parlerais que d’obéissance, il faut bien appeler un chat un chat!

Revenons aux parents pour qui le verbe obéir sonne comme un gros mot et peut-être en faites vous partie.

Faire obéir leur enfant, ce serait le soumettre à leur volonté et le priver de sa liberté, de son humanité. Ils abordent et s’adressent à leur enfant sans réellement assumer leur autorité… pour diverses raisons.

Parfois, ils craignent de perdre l’amour de leur enfant s’ils sont trop sévères, ou encore ils craignent que leur enfant se sente mal aimé parce qu’eux-mêmes ne se sont pas sentis aimés enfant par leurs propres parents. Ou encore parce qu’ils sont séparés de l’autre parent et ne voient leur enfant que « ponctuellement » et s’imaginent « gâcher » ces moments partagés en « en demandant trop » à leur bambin !   Dans d’autres cas, certaines mamans pensent qu’elles n’ont pas à endosser le rôle de l’autorité et que c’est au père de faire cela, alors même que ce sont elles qui passent le plus de temps avec leurs enfants et qui assurent le plus gros de leur éducation. On peut aussi voir des parents qui ne savent tout simplement pas exercer une quelconque autorité, parce qu’eux-mêmes n’ont pas eu d’exemple en la matière. D’autres fois, certains parents s’imaginent qu’un enfant à qui on demande d’obéir étant petit, finit par devenir rebelle une fois adolescent. Ils peuvent s’imaginer aussi que l’enfant obéissant est un enfant malheureux sans liberté ni volonté propre, que c’est un enfant qui a peur, etc.

Inconsciemment, tous ces parents se disent que si leur enfant n’obéit pas, ce n’est pas très grave: il reste libre de ne pas le faire.

Mais de façon très contradictoire, ces mêmes parents veulent être entendus et obéis. Et quand leurs enfants ne les écoutent pas malgré tous leurs efforts et leur bienveillance, ces parents se fâchent. Parfois, ils se mettent à menacer, hurler, punir voire par frapper leurs enfants… Ils reproduisent ce qu’ils ont connus eux-mêmes enfants… toutes ces choses qu’ils s’étaient pourtant jurer de ne jamais faire… parce que la seule autorité qu’ils sont capables d’exercer est calquée sur leur passé.

Ils le regrettent souvent tout aussitôt et se demandent comment font les autres parents pour réussir à se faire obéir du premier coup, sans recourir aux cris, menaces et violences.

Si vous vous êtes reconnu dans la description donnée plus haut, vous avez sans doute, et à plusieurs reprises, fait l’expérience suivante : face à une même demande, émanant de vous et d’un autre parent (ou éducateur),  votre enfant décide d’obéir immédiatement l’autre adulte, alors que vous, c’est à peine s’il vous accorde de l’attention.

« Pourquoi diable mon enfant ne m’écoute pas, alors que je me montre si bienveillant(e) avec lui ? Et face à son père, sa mère, sa grand-mère, son grand-père, sa nounou… il obéit sans broncher et a parfois l’air de le faire avec plaisir ???? »

La réponse vous l’avez désormais !
Votre enfant perçoit parfaitement que vous n’assumez pas pleinement votre autorité et que vous n’avez aucune intention de le faire obéir ! Il ne vous reconnait donc pas comme une autorité ! Sans doute que vous êtes, pour lui, et de façon incontestable, pourvoyeur(se) de soins et d’amour, de confiance et de bien-être, mais en aucun cas, vous n’êtes pour lui une autorité !

Quand vous êtes dans cette attitude mentale, cette schizophrénie perpétuelle : parent bienveillant et permissif un moment et parent hurleur et menaçant l’instant qui suit, quand vous êtes dans cette difficulté ou dans ce refus d’assumer votre autorité, vous n’offrez pas d’autre choix à votre enfant que de vous… épuiser à coup de négociation et d’indifférence… Non seulement de vous désobéir, mais à la longue de vous manquer de respect !

Il y a bien évidemment d’autres raisons pour lesquelles nos enfants ne nous écoutent pas et d’autres raisons pour lesquelles nous échouons à nous faire obéir sans violence (cris, menaces, punitions), mais les 2 raisons évoquées tout au long de cet article nous permettent de comprendre, à elles seules, ce sur quoi il convient de travailler.

Ce sur quoi il convient de travailler pour en finir avec les violences et les cris, devenir un meilleur éducateur et accompagner votre enfant vers plus de responsabilité et d’auto-discipline :

1 – Assumer pleinement votre autorité, tout en sachant rester bienveillant et aimant
2 – Améliorer votre communication avec votre enfant afin qu’il décroche de ce qui l’absorbe et qu’il donne de l’intérêt à nos demandes
3 – Amener votre enfant à vivre l’autorité de façon positive

Pour vous aider à réaliser ces 3 points, j’ai élaboré une formation inédite intégrant pleinement les enseignements et les bienfaits de l’éducation en islam.

Forte de mon parcours en sciences islamiques, de mes 10 ans d’expérience en tant que coach, praticienne en psychothérapie, formatrice … et de mon expérience de maman-hurleuse-repentie, je vous accompagnerai pas à pas, étape par étape, à travers des explications, des exemples, des exercices pratiques, des sessions de questions-réponses, des séances individuelles.
Tout cela étant destiné à :
– vous permettre de devenir ce parent que vous rêvez d’être et que vos enfants méritent d’avoir, mais également
– vous permettre de cheminer spirituellement avec vos enfants, en famille et être une famille heureuse bi idhniLlah ta’ala

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About The Author

Amina Benchakroune

Amina Benchakroune est maman de deux enfants. Auparavant juriste, chercheur en philosophie du droit et en sciences islamiques, elle est aujourd'hui auteur, conférencière et praticienne certifiée en psychothérapie et en coaching. Depuis 10 ans, elle accompagne avec beaucoup de bonheur et de gratitude des parents et des enfants en difficulté, mais également des adultes, jeunes et moins jeunes, pour des problèmes de confiance en soi, d'apprentissage, d’addiction et des états dépressifs. Ancrée dans la spiritualité musulmane, elle a conçue de nouvelles méthodes d'accompagnement et de développement personnel et spirituel, pour rester en accord total avec notre belle religion et accompagner chaque personne à cheminer plus aisément vers Allah SWT ( avec Sa permission) Pour en savoir plus sur Amina, visitez cette page: https://familleheureuse.fr/presentation-amina