Éducation

Impliquer les grands-parents dans l’éducation scolaire des petits-enfants

Par Maxime
4 minutes

L’apport intergénérationnel à la réussite des enfants


Dans de nombreuses familles, les grands-parents occupent une place précieuse : ils transmettent histoires et valeurs, soutiennent les petits-enfants au quotidien… et jouent parfois un rôle clé dans leur parcours scolaire. Face à la complexité croissante du système éducatif, l’implication des aînés s’avère souvent source d’enrichissement, de réconfort et d’épanouissement, tant pour les enfants que pour les adultes. Mais comment favoriser une présence bienveillante et constructive des grands-parents dans l’éducation scolaire ? À quoi veiller pour que leur accompagnement soit profitable à tous ?


Comprendre les bénéfices d’une implication des grands-parents


Loin d’être anecdotique, le soutien scolaire des grands-parents peut prendre plusieurs formes : aide aux devoirs, participation à la vie de l’école, échange de savoirs ou simplement valorisation du plaisir d’apprendre. Ces moments partagés favorisent l’enracinement de l’enfant dans son histoire, tout en développant sa confiance et son ouverture à l’altérité.


  • Soutien affectif : En valorisant les progrès de l’enfant, les grands-parents nourrissent estime de soi et motivation scolaire.
  • Transmission de méthodes et d’anecdotes : Ils partagent des astuces (poèmes, jeux de mémoire, mnémotechniques) ou des souvenirs d’école, rendant les apprentissages vivants.
  • Ouverture sur le monde : Par leur expérience et leur culture, ils élargissent les horizons scolaires (voyages, récits historiques, anecdotes d’une autre époque).
  • Présence rassurante : Leur régularité et disponibilité (notamment pour les enfants dont les parents travaillent beaucoup) instaure une stabilité bénéfique.

Comment impliquer concrètement les grands-parents dans la scolarité ?


L’accompagnement doit se faire en respectant le rythme de chacun et la dynamique familiale. Plusieurs pistes peuvent aider à structurer une implication riche et positive :


1. Adapter le soutien scolaire à l’âge des enfants


  • Pour les maternelles et CP : Lecture d’histoires, apprentissage des comptines, jeux de construction ou de société favorisant la logique et la motricité.
  • Dès l’élémentaire : Écoute des leçons, dictées ludiques, partages d’astuces pour apprendre les tables ou des notions d’histoire-géographie.
  • À l’adolescence : Échanges plus argumentés, aide à l’organisation, discussions sur l’actualité, préparation d’exposés… tout en restant dans la distance juste.

2. Se concerter avec les parents pour une coordination efficace


Un dialogue ouvert limite les incompréhensions : il permet d’évoquer les besoins spécifiques de l’enfant, de fixer ensemble la fréquence et les modalités d’aide (moments précis dans la semaine, matières à privilégier, attente vis-à-vis du soutien). Les grands-parents peuvent ainsi être informés des méthodes pédagogiques récentes, des points forts ou des fragilités de l’élève, et mieux cibler leur accompagnement.


3. Maintenir une écoute active et valoriser les efforts


Il s’agit avant tout de donner confiance. Plutôt que de viser la performance à tout prix, encourager la curiosité, féliciter les tentatives, aider à surmonter les difficultés. Les échanges intergénérationnels sont souvent l’occasion pour les enfants de poser des questions différemment ou de formuler leurs incompréhensions sans crainte d’être jugés.


4. Favoriser l’apprentissage par le jeu et les activités extrascolaires


Loin des cahiers, les sorties au musée, les balades nature, les ateliers de cuisine ou de bricolage sont autant d’opportunités d’aborder des notions scolaires différemment (mathématiques, sciences, histoire, lecture…). Les grands-parents, de par leur expérience, peuvent inventer des jeux éducatifs ou transmettre des savoir-faire (jardinage, couture, observation des étoiles…) en lien avec les programmes scolaires.


Points de vigilance : rester à l’écoute de chacun


L’implication des grands-parents doit toujours respecter quelques équilibres :


  • Respecter les méthodes et recommandations des enseignants : Les programmes ont parfois beaucoup évolué ; il est important d’éviter de brouiller l’enfant avec des méthodes anciennes ou des corrections inadaptées.
  • Ne pas se substituer aux parents : Les grands-parents sont des relais, pas des « professeurs bis » ni les responsables finaux de la réussite scolaire.
  • Préserver le plaisir et la spontanéité : Attention à ne pas transformer ces moments en tâches stressantes ou sources de tensions.
  • Accepter ses propres limites : Tous les grands-parents n’ont pas la même facilité avec les connaissances modernes ou le numérique. Il est essentiel de déculpabiliser et de se concentrer sur ce que l’on peut vraiment apporter.

Questions fréquentes sur l’implication des grands-parents à l’école


  • Les grands-parents peuvent-ils assister à la vie de l’école ?
    Oui, nombre d’écoles favorisent la présence d’aînés lors de sorties, d’ateliers, voire d’activités périscolaires (lecture, jeux pédagogiques…). Il suffit de se rapprocher des équipes éducatives.
  • Comment impliquer des grands-parents éloignés géographiquement ?
    Grâce au numérique : lecture d’histoires par visioconférence, échanges de courriels pour des rédactions, défis de calcul ou de devinettes à distance… Les liens scolaires peuvent aussi passer par l’envoi de cartes, de paquets éducatifs ou de petits jeux préparés.
  • Et si grands-parents et parents ne sont pas d’accord sur les méthodes ?
    La communication reste essentielle : accepter les différences de points de vue sans en faire un conflit devant l’enfant, privilégier le dialogue hors de sa présence, et garder pour objectif le bien-être de l’élève.

Des idées simples pour renforcer l’accompagnement scolaire


  • Installer un temps dédié chaque semaine pour réviser ou lire ensemble.
  • Créer des carnets d’apprentissage intergénérationnels : partages d’anecdotes, énigmes, souvenirs d’école, photos de classe des grands-parents…
  • Fabriquer ensemble des jeux pour mémoriser (memory, loto des mots, cartes historiques maison…).
  • Proposer une activité en dehors du scolaire chaque mois, pour associer le plaisir au progrès intellectuel.
  • Faire participer le grand-parent à un exposé ou un projet en classe (témoignage sur un métier, une période historique, savoir-faire traditionnel).

Ressources et adresses utiles



À retenir : un soutien unique, chaleureux et précieux


Entre traditions, nouveautés et technologies modernes, le rôle des grands-parents dans l’accompagnement scolaire évolue, mais leur essence demeure la même : transmettre, soutenir et faire grandir. Bien encadrés et valorisés, ces moments contribuent autant à la réussite scolaire qu’au bonheur familial. Aux familles d’imaginer, main dans la main, la place sur-mesure des grands-parents – ambassadeurs d’une école de la vie qui complète l’école de la République !


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